Cambriolage chez un colonel de l’armée, un coiffeur et un ex-militaire épinglés. Un Mandat d’Arrêt pour un militaire en service Imprimer

altUn colonel en service à l’Inspection générale des forces armées nationalesAmar, a été cambriolé pendant qu’il s’était absenté de son domicile lui et l’ensemble des membres de la famille. A son retour, il découvrit qu’il a été cambriolé.


Il porta alors plainte auprès du Commissariat de Dar Naïm 1. Au cours de l’enquête, les policiers découvrirent l’implication d’un militaire dans le vol. Sur l’ordre du Procureur, l’affaire fut alors confiée à la brigade de gendarmerie de Dar Naïm.

Le coiffeur du nom de Mohamed Ould Sidi, qui exerce dans une boutique prés de la maison du colonel fut interrogé. De lourdes présomptions pesaient sur lui. Il déclara aux gendarmes avoir été lui-même victime de la bande et raconte.

«Ils étaient venus me voir et pendant que je m’occupais à coiffer un de leurs amis, ils me servirent un verre de thé. Dès que je l’ai bu, j’ai senti ma tête tourner et je perdis connaissance. A mon réveil, la maison du colonel était cambriolée». Mais en poussant avec lui les interrogatoires, les gendarmes finirent par découvrir qu’il était complice dans le cambriolage.

C’était lui qui avait renseigné les deux autres membres de la bande, un ancien militaire du nom d’Abderrahmane, bien connu dans les milieux judiciaires et un autre militaire en fonction à l’état-major national. Les gendarmes parviendront ainsi à épingler Abderrahmane qui passa aux aveux et conduisit les pandores au lieu où le butin avait été gardé.

Ils n’avaient pas eu le temps de liquider le moindre matériel. Le tout fut alors transporté à la brigade et le colonel convoqué. Il était agréablement surpris par la rapidité de l’enquête mais surtout d’avoir retrouvé tous ses biens. 

Un mandat d’arrêt a été émis par le Procureur de la République pour l’arrestation du militaire en fonction à l’état-major. Lundi 7 Octobre dernier, Abderrahmane et le coiffeur Mohamed Ould Sidi furent présentés au Procureur de la République avant d’être conduits en prison. Ils devront être rejoins par le militaire dont l’état-major de l’armée national n’a pas encore réagit. « Quoi qu’il en soit, il sera aux mains de la justice », selon un cadre judiciaire. (Affaire à suivre).

Abou Cissé
 

Source : L'Authentique (Mauritanie)

cridem

Samedi, 12 Octobre 2013 15:23