
L’auteur du pamphlet contre le Prophète PSL, Mohamed Ould M’Khaitir, accusé d’apostasie et condamné à l’exécution par peloton, continue de bénéficier d’un élan de solidarité internationale et locale considérable, qui rend sa peine impossible, en raison de son caractère inhumain et outrancier, pour une Nation qui se veut démocratique et musulmane (tolérante), surtout après le repenti fait par le concerné.
En condamnant très vite l’acte terroriste contre Charlie Hebdo, un collectif qui a excellé depuis des années dans les pamphlets (caricatures) contre le Prophète PSL, restés impunis dans une France laïque et confronté à des vindictes armées isolées commises par des fanatiques, la Mauritanie exprime implicitement son opposition à la peine de mort, aussi par voie judiciaire que par acte terroriste.
En supposant que les éditeurs d’un journal mauritanien installé à Nouakchott, s’adonnent aux mêmes pamphlets que Charlie Hebdo, ils seraient immédiatement attaqués par les hordes de fanatiques qui pullulent dans ce pays et tués, s’ils ne sont pas protégés par les autorités.
Quoique cette position officielle mauritanienne de condamnation de l’attentat de Paris, est inscrite par des observateurs dans le cadre d’une politique étrangère sous-régionale et mondiale conjuguée orientée vers la lutte contre le terrorisme dans toutes ses formes, elle laisse découvrir des espoirs sur le sort de Ould M’Khaitir, qui se trouve dans le couloir de la mort, du simple fait de la colère populaire, nourrie par des doctrinaires mauritaniens encore otages de l’obscurantisme et de l’étroitesse de vision.
L’Etat qui ne veut pas contrarier son opinion (pas toute), laisse le temps s’écouler pour ne pas se salir les mains dans une affaire qui n’honore pas l’image islamique et démocratique de la Mauritanie.
Il est toutefois contraint de se servir de cette présumée Epée de Damoclès que représente le projet impossible d’exécution par peloton de Ould M’Khaitir, pour dissuader ces élites ouvertes sur le monde extérieur et prêtes à renier le statu quo jusqu’à mettre en question certains thèses religieuses.
L’option qui reste possible pour le sort de Ould M’Khaitir pour les officiels mauritaniens est de trouver un bouc émissaire pour cet épineux dossier judiciaire, qui permet à la fois de calmer la colère populaire et de débrider la position des autorités sur le cas du repenti. Dans tous les cas, l’exécution par peloton n’est plus à l’ordre du jour
source:rapideinfo