Journée internationale contre les violences faites aux femmes et Filles : « Brisons le silence » dixit Lala Aicha

jeu, 11/26/2015 - 23:47

Le 25 novembre est la date choisie par les Nations Unies pour célébrer la journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes. A cette occasion le comité de Solidarité des Victimes des Droits Humains a organisé mercredi soir, 25 novembre 2015, au restaurant  DOUNIYA (Basra), une conférence-débat sous le thème : « Femme enjeux de toute les violences ».

On notait en plus de la présence du Maire de la Commune de Sebkha Mr Thiam Oumar Ali Thiam, le secrétaire exécutif du FONADh, Sarr Amadou ainsi que d’autres présidentes d’associations actives dans la lutte des droits humains en particulière les violations commissent vis-à-vis des femmes et jeunes filles.

Prenant la parole, le Maire de la commune a salué les initiateurs d’avoir organiser cette activité à Sebkha. Il a exhorté les femmes et jeunes filles présentes à saisir cette opportunité en s’imprégnant de l’expérience des militantes des droits humains. «Vus que les hommes ont démissionné, il est temps que vous prenez votre destin en main et que vous combattez contre les violences que vous subissez » recommande –t-il.

Pour Madame Lala Aicha, beaucoup  de femmes ou jeunes filles sont victimes de violence mais elles continuent de garder le silence, protégeant ainsi le bourreau, qui est souvent un parent proche, un beau père, un ami ou marabout de la famille. «Cette année le slogan que nous avons choisis pour cette campagne de sensibilisation c’est : brisons le silence,  alors il est temps de réagir en brisant le silence contre toutes formes de violations ». ajoute la présidente du comité.

Par ailleurs, Madame Lala Aicha a également saisi cette opportunité pour remercier les partenaires qui ont contribué auprès de leur comité pour la réalisation de cette action en particulier le GIZ et le Funuap.

 Quand, Madame Fatimetou Mint Ahmed Salek, elle a exprimé sa satisfaction de voir que la plus part des spectatrices dans la salle sont des jeunes filles. Elle a encouragé les jeunes filles à s’engager et à porter le combat afin d’assurer la relève.

Madame Fatimetou a affirmé que la violation contre les femmes est  devenue une réalité, qu’il faut combattre. Elle comprend plusieurs formes dont le harcèlement, les viols, les abus sexuelles et les violences familiales et psychologiques etc.

Se basant sur  des chiffres, Madame Fatimetou a souligné que le pourcentage des filles violentés est trop élevé voir 91% alors qu’au Sénégal elle n’atteint que 6%. Une sonnette d’alarme de la part du comité de Solidarité des Victimes des Droits Humains, qui s’interroge sur « comment mieux aborder les violences et lutter efficacement contre elle ? ».

Au cours de cette soirée, la parole a été donnée à deux femmes témoins dont les enfants ont été victimes. Il s’agit de Raky Gueye mère de Penda Soghué et Maimouna Wane, mère de la petite fille Khadji Touré.

« Je suis musulmane, je crois au destin et à ce qui est arrivé à ma fille. Mais je vais m’engager dans le combat pour que ça n’arrive plus aux autres filles » a souligné Raky Gueye, qui avait du mal à contenir son émotion.  Quand à la mère de la petit Khadji Touré, elle s’est exprimée come suit : « j’ai pas perdu ma fille. Je l’ai pleuré mais pas seule. Cependant grâce à la grande marche que nous avons organisé, la présidence nous a écouter et a donné l’ordre au procurer pour rendre justice».

Soulignons que la rencontre a été modérée par khally dialo, président de la marmite du partagé et actif des causes justes.