l’ASDM célèbre la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose

lun, 06/20/2016 - 17:50

En collaboration avec l’OMS et le Réseau Drépano, l’Association de Soutien aux Drépanocytaire en Mauritanie (ASDM) a célébré dimanche 19 juin 2016, à l’Hôtel Tfeyla, la Journée mondiale  de lutte contre la drépanocytose. On remarque l’absence du représentant des autorités mauritaniennes, qui selon la présidente Madame Mariam Wane, a bel et bien envoyer un courrier au ministère de la santé.

A cette occasion, la présidente de l’ASDM a souligné dans son allocution que : «Cette journée a été instituée par la fédération des associations de lutte contre la drépanocytose en Afrique (FALDA), Créée le 10 mai 1996 à Cotonou au Bénin. Cette fédération vise entre autre à servir de groupe de pression pour amener les décideurs à faire des actions concrètes pour la prévention et la prise en charge de la drépanocytose et de participer à l’élaboration des politiques de prise en charge de la maladie. »

 

Madame Mariam Kane a ajouté en guise de rappel que « les Nations Unies ont voté en Décembre 2008, après l’Union Africaine, l’UNESCO et l’OMS sous l’impulsion de l’Organisation Internationale de Lutte contre la Drépanocytose (O.I.L.D), une résolution reconnaissant la drépanocytose comme problème de santé publique».

La présidente de l’ASDM a précisé que la résolution des nations Unies consiste à inciter les Etats concernés à développer des programmes de lutte contre la maladie.

« La journée du 19 Juin,  date anniversaire à laquelle l’«Appel international des femmes contre la drépanocytose » avait été lancé en 2003 au siège de l’UNESCO (Paris) par Mme Viviane Wade, Première Dame du Sénégal, a été ainsi instituée en « Journée Internationale de la Drépanocytose » a-t-elle indiqué.

Rappelant le cas de la Mauritanie et le rôle de son Association, Mariam Wane a affirmé que «En Mauritanie, le taux de prévalence de la drépanocytose est de 13%. Depuis sa création en 2003, l’ASDM, malgré ses faibles moyens a pu organiser à Nouakchott et dans trois autres villes de Mauritanie (Rosso, Boghé et Kaédi), des séances de sensibilisation et de formation sur la prise en charge de la drépanocytose et de ses complications destinées aux médecins, aux enseignants et aux focus groupes. Elle apporte son soutien aux malades par la disponibilisation des médicaments et des vaccins contre les infections.  Elle a enregistrée quelques cas de décès liée à cette maladie (5 enfants de 5 à 18 ans). »

Madame Wane a également tenu à remercier la DCI de Monaco pour son soutien tout au long de ces années.  Soulignant que leur action ne doit pas rester à la charge d’un seul bailleur, qui a fait de la drépanocytose l’un de ses axes prioritaires depuis presque 10 ans. Elle doit être relayée par les gouvernements des Etats membres qui sont les garants du bon fonctionnement de la santé publique, et les institutions publiques et privées.

« Nous profitons donc, de cette occasion, qui nous est offerte pour demander à l’Etat Mauritanien de s’impliquer fortement dans la lutte contre la drépanocytose en mettant en place un programme sanitaire de prise en charge, pour les victimes de cette maladie comme le Sida, la Tuberculose et le diabète. » a ajouté la Président de l’association l’ASDM, qui appelle la société civile, les medias, les leaders religieux  et les intellectuelles à se joindre à leur combat si noble et humaniste, puisqu’il s’agit de sauver des vies et de donner espoirs à ceux qui souffrent à tout moment dans leur corps et esprit.

En conclusion, Madame Mariam Wane a tenu au nom d son Association à remercier l’OMS, pour son soutien et l’Hôtel Tfeila qui a mis une salle gratuitement à leur service.

Prenant la parole, DR Mamadou Ndiaye a adressé un message aux membres de l’association pour leur signifier que le combat vient de commencer. DR ndiaye a renouvelé son engagement d’accompagner toujours les malades drépanocytaires.