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Les partisans du président déchu Mohamed Morsi ne désarment pas en Egypte et se rassemblent par exemple au Caire devant les ambassades des pays qu'ils accusent de soutenir le gouvernement de transition.
La responsable de la diplomatie européenne, elle, forte de sa rencontre avec Mohamed Morsi pendant la nuit de dimanche à lundi, ne désespère pas de parvenir à une médiation entre les deux camps.
Avec nos envoyés spéciaux, Daniel Vallot et Mathias Taylor
Les islamistes ont commencé à manifester devant les ambassades occidentales et celles des pays qui soutiennent le coup d’Etat selon les pro-Morsi. Par exemple, près de l’ambassade de l’Arabie saoudite où nous nous trouvons, plusieurs centaines de femmes brandissent des portraits de Mohamed Morsi et devant le cortège, des cercueils vides pour dénoncer les violences de ces derniers jours. Pour les pro-Morsi, ces cortèges ont pour objectif de faire pression sur les pays qui sont accusés de soutenir le coup d’Etat du régime de transition, le régime qui s’est mis en place avec la destitution de Mohamed Morsi.
D’autres défilés devaient se tenir à la mi-journée devant l’ambassade des Etats-Unis, et de plusieurs pays européens. Les pro-Morsi demandent aux puissances occidentales et notamment à l’Europe de condamner fermement la violence de ces derniers jours et de condamner également la destitution par l’armée de Mohamed Morsi.
Catherine Ashton a rencontré Mohamed Morsi
La responsable de la diplomatie européenne, qui est en Egypte depuis dimanche, a cette fois réussi là où elle avait échoué lors de sa première visite au Caire. Elle a pu rencontrer le président déchu dans le courant de la nuit et s’est entretenue deux heures avec lui, a-t-elle déclaré ce matin.
Elle a pu constater qu’il était bien traité, qu’il avait accès notamment à la presse et à la télévision et donc qu’il pouvait se tenir informé de la situation. Elle a refusé de s’exprimer en revanche sur ce que Mohamed Morsi avait pu lui dire. Cela faisait sans doute partie des conditions posées par l’armée pour autoriser la rencontre.
Catherine Ashton veut avant tout éviter de braquer les autorités égyptiennes pour conserver une chance de parvenir à une médiation entre les deux parties. Sur ce point, malgré le succès que représente cette rencontre avec Mohamed Morsi au Caire, rien n’a vraiment avancé au Caire.
Laurent Fabius appelle à la libération de Mohamed Morsi
Lors d'un point presse ce mardi matin, le ministre français desAffaires étrangères a condamné les violences en Egypte.
Source : RFI.FR |