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Lundi fut une journée marathon pour la classe politique de Kiffa en vue de peaufiner définitivement les listes candidates à la candidature de l’UPR, pour les futures élections municipales et législatives.
Les conclaves et les réunions ont duré tard dans la nuit, car les choses ne semblent pas être faciles pour parvenir à une liste consensuelle. Les manœuvres politiques des uns et des autres ont fini par donner deux projets de listes, qui sont les plus susceptibles de retenir le plus d’attention à la commission qui privilégie tant le consensus pour le choix des futurs élus.
Une première liste pour la commune s’est déclarée, elle est chapeautée parBoubacar Ould Khourou, ancien Wali du Brakna et actuel conseiller du ministre de l’intérieur. Cet administrateur a plus de trente ans de carrière, dans le commandement, comme Hakem dans toutes les wilayas du pays.
Il a pu réunir autour de lui le consensus de la Ghadima, dans toutes ses tendances, en plus de l’assurance d’un ensemble important de regroupements traditionnels, se retrouvant représentés dans sa liste.
La deuxième liste, est conduite par Mine Ould Be, un jeune cadre du Port autonome de Nouakchott, natif de la ville de Kiffa, étant également un autochtone de la Ghadima. Cette deuxième liste qui n’est pas des moindres, a également le fort soutien de l’autre ensemble traditionnel sous la houlette de Sidi Mohamed Ould Mohamed Radhi.
Les deux listes se présentent comme étant des listes de proximité des habitants autochtones de Kiffa. Et on prétend dans les coulisses de l’ UPR, au niveau local, que la commune de Kiffa ,doit nécessairement revenir à un autochtone de Kiffaen l’occurrence, un ressortissant de la Ghadima. Car cette frange n’a jamais bénéficié d’un élu politique, et le parti tient à réparer cette injustice en concédant le poste du premier élu de l’hôtel de ville à cette entité.
Seuls les jours suivant à venir nous diront plus sur l’évolution de la situation politique de Kiffa.
Harouna Cissé
Source :Le Quotidien de Nouakchott
Via CRIDEM.ORG |