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Pour un oui ou un non, les partis politiques mauritaniens rivalisent de déclarations, de marches, de meetings... Pour les sinistrés de laSocogim PS, d’El Mina, des quartiers périphérique deNouakchott, pas un mot. Quelle politique s’est donnée la peine d’aller exprimer sa solidarité aux sans abris dusixième arrondissement ou d’ailleurs victimes des dernières pluies, victimes de l’indifférence ?
Ces spécialistes de « l’emphase vertueuse », qui ne cessent de crier «démocratie, droits de l’homme, bonne gouvernance, changement, élections… » observent, du haut de leur 4X4, la plèbe qui patauge dans la 'merde'.
« Ici nous sommes obligés d’être solidaires puisque le maire du ksar ne vient même pas à la Socogim, il pense à la Socogim juste en période d’élections » dit un jeune habitant de ce quartier. Ce n’est pas le maire du Ksar seulement.
Nos politiciens préfèrent les généralités. Ils préfèrent prendre la défense de ceux qui peuvent renvoyer l’ascenseur. Ils préfèrent les soutiens indéfectibles au pouvoir pour profiter du gâteau.
Notre classe politique, qu’elle soit majorité ou opposition, préfère le cadre moelleux du palais des congrès, des hôtels de luxe, aux habitas précaires deNouakchott ou les gens en viennent à prier pour que l’eau ne tombe du ciel.
La priorité actuelle de nos politiques, ce ne sont pas les gamins qui chopent les maladies dans les eaux de pluie mêlées à celles des fosses. Leur préoccupation actuelle, c’est participer ou boycotter les élections. Le peuple, lui, vit de boycott quotidien…
Khalilou Diagana
Source : Le Quotidien de Nouakchott |