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Si le monde est sorti de la phase aiguë de la crise alimentaire qui a fait des ravages en 2007 et 2008, la menace d’un nouveau chaos reste omniprésente. Les aléas climatiques et la spéculation sur le cours des denrées alimentaires rappellent à la communauté internationale que rien n’est résolu.
« La Journée mondiale pour l’alimentation est faite pour sensibiliser l’opinion et savoir comment d’ici à 2050 nous allons nourrir une population de 9 milliards de personnes, sachant que 870 millions de personnes ne mangent pas à leur faim aujourd’hui », explique Elisabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondiale (PAM).
Pour relever ce défi, l’ONU doit explorer des solutions et relancer sans cesse le débat pour que ce problème ne sombre pas dans l’oubli jusqu’à la prochaine crise. Comment améliorer la nutrition de la population mondiale ? Quelles sont les nouvelles techniques de production agricole et d’élevage ? Comment améliorer la qualité de la nutrition ? Telles sont les questions qui seront soulevées à Genève à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. « Dans le monde, une personne sur huit va au lit le ventre vide. On ne peut pas rester sans rien faire », insiste Elisabeth Byrs.
Le 16 octobre un grand débat sera organisé à l’Université de Genève sous l’égide de la Suisse, des Nations Unies, de la FAO et du PAM. Il réunira des experts en nutrition et sera suivi par la projection du documentaire Les moissons du futur de Marie-Monique Robin, un film plein d’espoir qui explore les solutions possibles à la crise alimentaire. Cet événement sera ouvert au public. Le même jour, un autre événement plus onusien et plus formel aura lieu à l’intérieur du Palais des Nations. Il rassemblera les ambassadeurs, les ONG et également les représentants du secteur privé.
source:http://lauthentic.info |
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Mercredi, 04 Septembre 2013 12:51 |