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A l’heure d’une nouvelle dynamique de dialogue qui peine encore à s’engager entre le Pouvoir et laCoordination de l’Opposition Démocratique, la Cénis’est invitée dans les débats en se fendant d’un communiqué rendu public dimanche 22 septembre dans l’après-midi, pour annoncer les dates de dépôt des candidatures des scrutins municipaux et législatifs, prévus pour se tenir le 23 novembre à venir.
Ce n’est pas nouveau puisque cette sortie n’est qu’un rappel des dispositions du décret convoquant le collège électoral pris en conseil des ministres notamment, les conditions à remplir pour se porter candidat, l’élaboration de la liste électorale et les dates de validation des candidatures.
Ce communiqué indique par ailleurs, que la date de dépôt des candidatures s’agissant des municipaux, est fixée entre le 24 septembre 2013 à 0 heure et le vendredi 4 octobre 2013 à minuit, et législatifs, entre le mercredi 9 octobre 2013 à 0 heure et le jeudi 24 octobre 2013 à minuit.
Le communiqué précise également que la validation des candidatures s'effectuera par les commissions régionales de la CENI, pour les élections législatives le 25ème jour précédant le scrutin soit le mardi 29 octobre 2013 à minuit comme dernier délai et pour les élections municipales le 40ème jour précédant le scrutin, soit le lundi 14 octobre 2013 à minuit comme dernier délai.
Pourquoi ce rappel de ce que l’opinion nationale savait déjà ? En vérité, elle veut se rappeler au bon souvenir de tout le monde pour exprimer son indépendance mise en doute, pour clamer haut et fort qu’elle n’est pas concernée par ces conciliabules politiques entre les deux pôles politiques, et que les élections municipales et législatives auront lieu comme prévu aux dates et heures indiquées précédemment.
Mais alors pourquoi la Céni choisit de moment précis pour se manifester ? Pourtant elle le sait parfaitement bien que quiconque, le bateau élection a pris de l’eau de toutes parts ! Et pour cause : les inondations qui ont frappé Nouakchott et certaines régions du pays ont jeté des sans abris dans les rues, les écoles etc. La vie ici et ailleurs dans l’intérieur du pays tourne au ralenti.
Sans compter que la COD boude ces élections auxquelles elle menace de ne pas participer à moins que le pouvoir ne revoie sa copie. C’est ce qui explique d’ailleurs que celui-ci ait pris langue avec ses opposants à l’effet d’enclencher des discussions en ce sens. Ce qui n’est pas mal pensé dès lors que les deux parties se sont rencontrées.
Résultat : la COD représentée par Jemil Mansour, président du parti Tawassoulaux discussions avec le Premier Ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, a accouché d’une résolution autorisant les partis membres du front du refus à rencontrer le chef du gouvernement. Ainsi, dans les prochains jours cette dynamique du dialogue qui va s’enclencher, pourrait être à l’origine d’un nouveau report des élections législatives et municipales.
Moussa Diop
Source : Le Quotidien de Nouakchott via:http://cridem.org |