| Loupe du Jour : Campagne et contre-campagne électorale ! |
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C’est un test crucial pour le pouvoir du Président Mohamed Ould Abdel Aziz dont le mandat touche à sa fin. C’est également un examen de passage qui permettra aux formations ayant aligné leurs candidats de jauger leurs forces à l’aune des résultats qui sortiront des urnes. Les anciens doivent confirmer leurs préséances et les nouveaux leurs entrée spectaculaire sur scène. En revanche pour les partis « boycottistes » il s’agit de démontrer l’impact que leur absence de la compétition pourrait bien entrainer sur l’engouement de ces élections. La COD avait déjà annoncé les couleurs en organisant une marche de protestation en guise de désapprobation de l’organisation d’élections qu’elle juge illégales et irrespectueuses des règles du jeu démocratique par conséquent nulles et non avenues ! . A ce titre les deux principales forces de l’opposition n’ayant pas pris part à ce scrutin considèrent que sans leur participation les élections sont sans crédibilité. Le reste de COD active dans la contestation qui ne comprendra plus que le RFDet l’UFP n’entend pas croiser les bras. Elle continuera dira-t-elle à multiplier les actions pour sensibiliser ses bases à maintenir la position du boycott. Pendant ce temps les partis en lice sont au boulot pour investir le terrain et tenter de se positionner. L’ambiance des premiers jours est encore timide. Le décor est bien présent dans tous les coins des rues où les affiches et autres apparences montrent que la campagne a bien été enclenchée. Mais en comparaison avec les années passées, cette campagne n’a pas démontré encore le pouvoir de l’argent en termes de préparation matérielle des candidats. Les divisions ont été nombreuses au sein des formations politiques comme l’UPR à cause des choix opérés. Dans les autres partis de l’opposition on note aussi des mécontentements dus aux mauvaises décisions prises et dont l’impopularité a créé des frustrations. On le voit, le contexte est on ne peut plus compliqué dans tous le champ politique national où rien n’est joué d’avance. Les autorités en charge de l’organisation de ces scrutins ne se font pas d’illusions sur leur réussite technique et organisationnelle. La Ceni a déployé dans tout le pays ses agents chargés de superviser le déroulement des élections. L’Etat a consenti quatre milliards d’um pour aider les partis politiques au prorata des listes alignées. L’impression des bulletins de vote et l’apprêtement du matériel électoral est assuré pour que la machine électoral ne souffre d’aucune anomalie. Le grand problème est surtout dans l’organisation transparente des élections dans des conditions où les moyens sont inégaux et où le vote citoyen est encore mal en point tant les tentatives d’achat des consciences sont omniprésentes dans les mœurs. Les observateurs internationaux ne se sont pas encore manifestés de manière officielle contrairement aux élections passées. Ce qui risque de pénaliser l’image de marque de la démocratie en confortant le groupe des « boycottistes. » Cheikh Tidiane Dia Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie) cridem |
| Dimanche, 10 Novembre 2013 12:05 |
La campagne électorale pour les législatives et les communales s’est ouverte le vendredi 8 octobre 2013. Un événement qui marque une nouvelle page dans le processus démocratique et qui du coup consacrera le renouvellement des mandats des députés et des élus locaux.