| Dar Naïm: Les jeunes se mobilisent pour leur cité |
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La célèbre ONG a engagé d’importants investissements en faveur des filles déscolarisées, à l’appui à l’enseignement professionnel et au regroupement des jeunes dans divers réseaux, afin qu’ils puissent participer, activement, au développement de leur cité, prendre conscience de leurs droits et devoirs de citoyen et assumer de vraies responsabilités sociales. Vendredi 8 novembre, des centaines de jeunes, issus des différentes associations sportives de Dar Naïm ont passé, au peigne fin, différents coins et recoins, débarrassant plusieurs quartiers du département des tas d’immondices qui avaient envahi jusqu’aux centres de santé, établissements scolaires et demeures. Cette vaste campagne, première du genre, a été lancée par Tandia Yacouba et Souleymane Lo, en compagnie de Fall Issa, délégué départemental à la Jeunesse et au sport du département, et du président du réseau régional des associations de jeunesse de la région de Nouakchott, El Hassan Ould Ahmed. Sept sites ont été particulièrement ciblés par cette opération d’assainissement : centre Salam Diam ; dispensaire Ten Soueïlim ; collège Ten Soueïlim ; Selmane El Wrifi ; Limame Ahmed ; Inspection départementale de la Jeunesse et des sports ; poste de santé El Avia et centre d’intégration des enfants. Une initiative en droite ligne du vaste projet de « soutien au développement économique et social d’une partie de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) », axé sur la commune de Dar Naïm, avec la participation des acteurs non-étatiques et les autorités locales. C’est le premier fruit d’un travail entamé, depuis plus d’un an, par l’équipe de Caritas-Mauritanie, avec toute une série d’ateliers de réflexion, réunissant les représentants du Ministère de la Jeunesse et des Sports, des associations mauritaniennes, les services du Ministère des Affaires Sociales et Culturelles et la mairie de Dar Naïm. C’est aussi la continuité d’actions menées, depuis 2008, à Nouakchott, par ladite ONG. Les partenaires institutionnels identifiés sont nombreux. L’action propose de mener un programme de développement urbain sur une période de trois ans (juillet 2013 à juin 2016), avec l’objectif – tout simple mais ô combien complexe – d’améliorer les conditions de vie des populations de Dar Naïm, commune particulièrement défavorisée de la CUN, en accompagnant les groupes les plus vulnérables dans leur insertion sociale et professionnelle, d’une part, et, d’autre part, en aidant les organisations de la société civile et les institutions mauritaniennes à s’engager dans le développement communautaire.
Insertion des populations les plus vulnérables L’action vise, tout d’abord, l’insertion des populations les plus vulnérables, les femmes chefs de ménage et les jeunes déscolarisés (objectif spécifique 1). Une première activité de communication, relative au changement de comportements, auprès de neuf cents femmes et soixante jeunes filles, entend les informer sur leurs droits et leurs devoirs et modifier leurs comportements, en matière d’hygiène, de santé et d’éducation (résultat attendu n°1). L’intégration de deux cents femmes et de soixante jeunes filles, dans un programme d’alphabétisation fonctionnelle ; la formation de cent vingt femmes en gestion/organisation de coopératives ; la formation technique et professionnelle de neuf cents femmes et de quatre-vingt jeunes ; devraient renforcer les capacités des femmes, regroupées en coopératives, à démarrer et développer des activités génératrices de revenus. En ce qui concerne les quatre-vingt jeunes bénéficiaires de l’action, il s’agira, plutôt, de mettre en place un accompagnement individualisé vers l’emploi. L’ensemble de ces activités devraient permettre, à ces groupes-cibles, de s’insérer dans la vie professionnelle et d’augmenter leurs revenus (résultat attendu n°2). L’action cherchera, également, à engager, activement et effectivement, les organisations de la société civile et les institutions, dans le développement communautaire (objectif spécifique 2). Leurs compétences seront renforcées (résultat attendu n°3), par une formation en gestion et en organisation, à destination de soixante organisations de la société civile ; par un accompagnement technique et financier, pour dix d’entre elles ; par une formation en recherche action participative, dynamique de groupe et gestion financière, pour quinze partenaires. Deux associations mauritaniennes seront supervisées, dans le cadre de stages, pour être en capacité de relayer l’action menée, par Caritas-Mauritanie, auprès des populations les plus vulnérables ; quatre fédérations et projets associatifs-pilotes seront soutenus et conseillés, dans leur autonomie financière et organisationnelle. Un dernier volet d’activités s’attachera à promouvoir les échanges et la concertation des acteurs institutionnels et associatifs, autour de projets communautaires (organisation de réunions de réflexion commune, mise en œuvre collective d’un programme de sensibilisation, d’éducation et de loisirs pour la jeunesse de Dar Naïm, organisation de voyages d’études, diffusion de deux modèles de référence, en matière de participation de la société civile aux processus de développement, dans les domaines de la santé et de la jeunesse). Ainsi, les partenaires institutionnels et associatifs seront amenés à coopérer, activement, au développement communautaire (résultat attendu n°4). Le projet vise tous ceux qui ne disposent, actuellement, que de droits restreints et ne peuvent, en conséquence, participer activement au développement économique (femmes et jeunes, principalement), ainsi que les organisations de la société civile actuellement limitées dans leurs capacités à prendre part au développement local et à servir les populations des quartiers défavorisés de Nouakchott. Thiam Mamadou
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| Mercredi, 13 Novembre 2013 16:51 |