| Vols à la tire : des pickpockets écument de plus en plus les places publiques |
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Mais il y a une autre dimension de l’insécurité quasi quotidienne. La presse ne s’y attarde pas assez, considérée par les autorités comme délits mineurs dans leurs nomenclatures. Il s’agit notamment des vols à la tire –porte-monnaie et téléphone mobile subtilisés, sacs à mains arrachés-des pickpockets qui écument les places publiques, les lieux d’attroupement et les marchés. Ces agissements jugés mineurs empoisonnent de plus en plus la vie de paisibles citoyens qui ont la peur au ventre par crainte d’être victime d’une mésaventure dans la rue.L’ambiance et le stress aidant, ils sont toujours aux aguets, très attentif, au point de perdre la sérénité, la bonne humeur et la liberté. Malheureusement, ces genres de délits ne sont pas répertoriés dans une main- courante numérique au niveau des commissariats de police dans la perspective de donner au besoin, des statistiques précises sur ces pratiques déviantes caractéristiques de la nouvelle société Nouakchottoise, où mondialisation, modernité et paupérisation, dépravation des mœurs et criminalité se côtoient sur fond d’une société islamique dont les principes sacro-saints prônent la vertu. Ainsi, beaucoup de citoyens victimes d’agressions n’ont que leurs yeux pour pleurer et se consolent en se remettant à Dieu. La résignation ! La désolation ! C’est amer pour ces infortunés citoyens. En effet, si les lois sont claires et spécifient bien les peines prévues pour les auteurs de ces délits, ceux qui sont censés faire respecter la loi, préfèrent d’autres formes d’arrangement à l’amiable. Conséquence, c’est l’impunité qui triomphe. L’impunité, ce mal dont on n’a pas encore trouvé l’antidote, tue à coup sûr la justice et l’état de droit. Or, il faut que le droit entre dans la loi et faire une loi et ne pas la faire exécuter, c’est autoriser la chose qu’on veut abolir ou interdire. Délits mineurs, il n’a y a pas de délits mineurs mais des délits répréhensibles. En effet avec le développement des nouvelles technologies certaines personnes ont du mal à se reconstruire à la suite de la perte de leur téléphone portable où sont stockés des travaux de recherche, des données et adresses utiles. On ne le dira jamais assez, le vol à la tire est un phénomène qui prend des proportions inquiétantes si bien que le piéton n’est pas plus exposé que l’automobiliste. Dans le cas d’espèce, ces malfrats ne manquent pas d’imagination. Pour subtiliser les objets contenus dans un véhicule repéré auparavant, ils signalent une crevaison imaginaire pour obliger le conducteur à s’arrêter. Ne se doutant de rien et préoccupé par la panne, le conducteur descend alors de sa voiture pour faire le constat. Un moment propice pour les larcins d’opérer en toute confiance et faire mains basses sur tout objet de valeur à leur portée dans la voiture. Parfaitement organisée, la bande est généralement dirigée par un chef communément appelé « fixeur. » C’est le maître d’œuvre, le caïd du gang qui supervise l’opération en amont et en aval. Très expérimenté, Il a l’œil sur tout. C’est une abomination ! C’est horrible, cette tournure que prend notre société en perte de repères et résolument tournée vers l’appât du gain facile. Les femmes en paient le lourd tribut en raison de leur vulnérabilité. Nombreuses sont nos sœurs qui rentrent chez elles après une cérémonie dépouillées de leur de sac à main arraché par ces damnés et rebuts de la société. Ces butins prennent souvent la destination des marchés Thieb –Thieb ou le point Chaud, en face de la mosquée Saoudienne. Dès lors, il est urgent de surveiller et réglementer les marchés où sont écoulés à la sauvette ces objets à des prix modiques. C’est l’affaire de tous et on ne doit pas encourager de telles pratiques. SD Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. cridem |
| Jeudi, 21 Novembre 2013 12:45 |
L’insécurité àNouakchott est souvent assimilée au meurtre ou encore au viol, le paroxysme de l’infamie, de l’immoralité et de la barbarie. C’est assez juste !