| Le jour « J » l’emballage sera déterminant |
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Elle aura été l’occasion de beaucoup de vacarme, et d’une grande cacophonie. On a chanté, on a dansé, on a fait la fête par anticipation. Tout le monde se dit certain de gagner. C’est tout à fait dans la droite ligne de notre culture moderne de négation de l’autre : il n’est rien du tout, l’autre. Certains ont organisé des meetings pour présenter leurs « providentiels »candidats, qui disposent de tout, sauf de programmes. Pour la plupart des cas, nous n’avons entendu que des souhaits, des promesses, et des vantardises dignes de Paons, pour les réalisations « grandioses » en « un éclair » de temps. D'aucuns se hasardent, souvent, à dire que si leur auditoire votait pour leurs concurrents, le pays serait en danger, et tout risquerait de s’y immobiliser, de s’effondrer. Sommes-nous sous un château de cartes ? Le pays serait-il aussi fragile que cela ? Ils seraient donc - ces prétentieux- la locomotive de tout. Ils seraient ainsi indispensables et incontournables pour tout électeur soucieux du devenir de son pays, et qui voudrait qu’il continue à tourner, même en rond. Il est de notoriété, que les prétendants aux suffrages des citoyens, retrouvent, juste après les votations, leur véritable caractère acariâtre, leur visage renfrogné, et le salut froid et distant. Parfois, ils n’attendent pas de remettre de l’ordre dans leurs affaires locales. Ils ne se retrouvent, à l’aise, que dans leur naturel désordre. Les électeurs, eux, ont l’habitude de perdre de vue tous les candidats, aussitôt les résultats proclamés au niveau des bureaux de vote. Le comportement est d’une similitude quasi-parfaite entre les vainqueurs, les gagnants, et les malheureux exclus (les vainqueurs ne sont pas, nécessairement, les gagnants). Le jour si effrayant du 23 novembre 2013, s’approche à grandes enjambées. Ceux qui ont décidé le boycott, pensent que le taux de participation sera faible, même insignifiant. Les initiateurs des élections et les participationnistes, sont certains que le taux prouvera l’insignifiance des boycotteurs. Les analystes indépendants (y en a-t-il réellement ?), pronostiquent un taux de participation approchant les 50 %, le plus souvent à gauche. Pour des raisons purement techniques, je souhaiterai que, pour une fois, nos analystes voient juste et aient raison. Un pays sans statistiques, est largement handicapé par l’absence de données pour toute analyse objective, projection ou planification significatives. Moi, je n’ai pas de pronostic à donner. J’ai déjà pris position dans un article publié ici (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=649720) que je ne boycottais pas, que je ne suis pas candidat, et que ne voterai pas. Cette position demeure mienne. Pourtant elle m’a valu des insultes par des lecteurs qui n’ont pas le courage d’être eux-mêmes en utilisant des pseudonymes, parfois vulgaires, tantôt répugnants, et ne maîtrisant que l’invective. Moi, je respire à fond, quand j’exprime, sous ma véritable identité, qui est la même depuis le sacrifice du mouton (ou chèvre ?) au septième jour de mon existence. En plus de la position tranchée exprimée dans mon billet ci-dessus cité, je me permettrai d’inciter tous les protagonistes à la retenue et la sérénité.En effet, J'ai vu des échanges, parfois acerbes, d'accusations entre plusieurs parties prenantes aux votations du 23 novembre 2013. Ce n’est pas la première fois que nous vivons un maillon de cet interminable et inextricable « processus » démocratique. Nous sommes censés être majeurs et, pour la plupart, vaccinés. Du calme, s'il vous plait, et plus de sérénité ! Plus le jour « J » approchera, plus la tension -même artérielle - montera sensiblement. Faites du jour « J » comme un jeu. Le jeu, a des règles des joueurs, et des arbitres. Vous, vous faites partie des joueurs. Certains parmi vous peuvent, sans doute, avoir la faculté de cumuler plusieurs de ces fonctions. Les règles sont déjà établies. Leur respect est dévolu aux structures d’arbitrage. Faites vos jeux, tout va bien, jusqu’à preuve du contraire. Le grand arbitrage, après tout, sera fait par l’histoire. La mémoire de l’Histoire est réceptive, même si, parfois, on dit qu’étant écrite par les vainqueurs, elle est sélective. Dans notre cas, elle sera objective, parce que le redressement de son écriture, finira un jour, par être fait par le peuple de la Mauritanie plurielle. Comme je ne suis ni joueur, ni arbitre, je vais m’ériger en observateur à distance, du moment que les dés sont jetés. Je n'ai trouvé qu'un seul indicateur objectivement vérifiable (IOV) pour s'assurer la régularité des opérations physiques de vote: le conditionnement des bulletins de vote. S'ils sont emballés par bureau, c'est une réédition des élections historiques du 18 juillet alias 6/6. Tout ce qui n'est pas pouvoir et acolytes sera laminé. Il n'y aura pas de second tour, ou très limité et localisé. Si, par contre, les bulletins sont livrés "en vrac", les oppositions auront des miettes. Vérifiez avant le jour 'J'. Je ne veux pas que vous vous souveniez tardivement de mes délires. Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. cridem |
| Jeudi, 21 Novembre 2013 13:28 |
Vous le savez déjà, mais je vais quand même, vous le rappeler. La campagne se termine - officiellement tout au moins - le jeudi 21 novembre 2013 à minuit, très exactement.