| La C.E.N.I. blâmée à Boutilimit ! |
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C’est la question que se pose tout citoyen apolitique qui ne comprend pas pourquoi l’Etat confie l’organisation d’un tel scrutin à une C.E.N.I très mal préparée. N’est-ce pas une erreur de réduire le processus électoral (à l’existence de moyens). On oublie que le plus important, dans la gestion d’une cité, c’est la philosophie, c’est la démocratie, ce sont les idéaux qui légitiment son existence, et assurent la pérennité des structures capables de mobiliser les moyens humains et matériels, pour réaliser des objectifs. C’est là, le hic ! Faire fi du droit, du national de toutes les valeurs indispensables à l’épanouissement de l’Homme. Et pourquoi, la C.E.N.I. réussirait-elle là, où l’Etat a démissionné ? Le redressement administratif, la restauration des valeurs de civisme, de l’étique. C’est cela que réclame le peuple, son fief, garant de son salut, de son épanouissement, de son développement tout court. On a eu tort de penser que la commission électorale ferait mieux. Il ne suffit pas de changer les hommes, il s’agit de combattre le système qui hypnotise nos responsables, les dévie du droit chemin. A ceux qui me reprocheront de hâtif, je rappelle qu’une soupe appétissante, se sache par l’odorat de sa cuisson, et, ce qu’on voit n’augure pas d’améliorations. Je vis à Boutilimit, où la direction de la commission est incapable de confectionner une liste fiable des membres de bureaux de vote. C’est curieux, inexpérience ou mauvaise foi ? La liste affichée n’est pas digne d’une C.E.N.I., eu égard aux imperfections : -Mauvaise transcription des noms. -Répétitions de noms dans plusieurs bureaux. - Des affectés, retraités et même des décédés. -Des membres dont on n’a pas mentionné les fonctions. -Trop de femmes, lourdes pour l’exécution de telles taches. Je ne suis pas contre les femmes, je ne suis pas non plus féministe, je mets en garde, une émancipation asymétrique au rythme du développement de notre société. L’affichage de cette liste s’accompagne d’un avis, convoquant tous à participer à une session de formation le lendemain à 8 heures, jour de travail, sans autorisation de l’administration de tutelle. Certains instituteurs demandent à leurs élèves de rester chez eux. Mis au courant, le directeur régional de l’éducation nationale réagit. La convocation est retardée de quatre heures. Tous les fonctionnaires et agents de l’état y étaient conviés, car la liste était imparfaite, reconnait la C.E.N.I. qui identifie les formés et saisit leurs contacts pour procéder à une rectification. Mais qui rectifie quoi ? Le formateur laisse le travail au directeur, un sexagénaire innocent qui semble avoir confiance à ces volontaires de la manipulation, très disponibles pourvu que leurs objectifs se réalisent. Deux jours après, il ré-affiche une autre liste, encore imparfaite, à un jour seulement du scrutin, alors que la C.E.N.I. est présente àBoutilimit depuis un mois. L e lendemain vendredi, jour du départ : De 9heures à 2h du matin, l’imperfection de la liste, mêlée à l’inexpérience administrative et au manque d’initiatives et d’autorité, engendre un désordre indescriptible. Je ne sais pas si ailleurs dans le territoire ça se passe de cette manière ; en tout cas je ne l’avoue pas. Mais si tel est le cas, je réclame le retour de nos hakems et walis (anarchistes certes) et par ailleurs victimes de cette épidémie qui n’épargne que les « imbéciles » quand-même préférables à ces vieux retraités que la C.E.N.I nous impose ; Cette maladie a engendré tous ces maux qui nous font reculer puisque nous n’avançons pas ; et maintient profondément notre peuple dans le pessimisme, le désespoir et la résignation. Ainsi, notre peuple a besoin d’un sauveur qui n’est, certainement pas un chef issu de la centaine de partis désunis malgré l’unicité de leur programme de développement, mais un éclaireur soucieux de rétablir les valeurs. Je pense que notre président Aziz, peut être l’homme de la situation s’il réussit à amadouer les géants, trop gênants. Dabo Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. cridem |
| Mercredi, 27 Novembre 2013 15:16 |
La Commission Electorale Nationale Indépendante a-t-elle le droit de ses pouvoirs ? Autrement dit, sa raison d’exister ?