| Message du Directeur Régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Luis G. Sambo, à l’ occasion de la Journée mondiale du sida 2013 |
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Le thème retenu pour cette année, «Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida», souligne la nécessité de réduire durablement le nombre de nouvelles infections par le VIH, d’accroître l’accès au traitement et d’éliminer toutes les inégalités et entraves à la prévention et au contrôle du VIH. L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée par la pandémie du VIH/sida, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH. L’impact négatif de cette pandémie est manifeste pour tous. Au fur et à mesure que les parents et les personnes actives succombent aux maladies associées au VIH, les structures et la division du travail dans les ménages et les communautés sont perturbées, la qualité de vie se trouve affectée, et les femmes en sont les principales victimes. En dépit de cette triste réalité, il faut souligner que la Région africaine a réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre le VIH/sida. En effet, la mortalité liée au VIH est en baisse, tout comme le nombre de nouvelles infections par le VIH chez les adultes et les enfants. Le nombre de patients VIH-positifs recevant un traitement antirétroviral ne cesse de croître en Afrique subsaharienne. À la fin de l’année 2012, 7,5 millions de personnes étaient sous traitement, contre 50 000 patients une décennie auparavant. Grâce à l’élargissement de l’accès au traitement du VIH, le nombre de personnes décédant des suites de maladies associées au sida a diminué. Ces progrès ont été rendus possibles grâce aux efforts collectifs des gouvernements africains et de nombreux partenaires, qui ont consenti un investissement financier important dans la réponse au VIH/sida. Les médicaments et produits médicaux sont devenus plus accessibles dans tous les pays, des mécanismes innovants de prestation de services ont été institués à grande échelle, l’épidémie de sida est devenue plus visible grâce au dynamisme de tous, et, chose cruciale, les personnes vivant avec le VIH ont été à l’avant-garde de cette riposte. Les progrès constants réalisés jusqu’à présent nous donnent l’espoir que nous pouvons vaincre le VIH/sida, mais beaucoup reste à faire. La majorité des populations de la Région africaine ne connaissent pas leur statut sérologique. L’accès aux interventions et services de prévention et de traitement du VIH demeure insuffisant, en particulier pour les populations à haut risque. Dans la Région, de nombreuses personnes abandonnent encore le traitement et plusieurs programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida dépendent excessivement du financement international. Pour gagner la lutte contre le VIH/sida, tous les pays doivent intensifier les efforts de prévention en utilisant des approches comportementales et biomédicales hautement efficaces, dont la circoncision masculine médicalisée et l’initiation précoce de la thérapie antirétrovirale, ainsi que des approches structurelles susceptibles de réduire la vulnérabilité, plus particulièrement la promotion de l’éducation de la jeune fille en tant que moyen de réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH. J’aimerais saisir cette occasion pour exhorter tous les pays à promouvoir le test du VIH pour tous et à se conformer aux lignes directrices de l’OMS lors du traitement des personnes affectées par la maladie. Nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas d’interruption dans l’approvisionnement de médicaments afin de renforcer l’observance et la rétention des patients sous traitement, et d’éviter ainsi l’émergence de la pharmacorésistance. Les pays africains doivent unir leurs efforts et accroître la mobilisation de ressources nationales pour combler le déficit de financement, harmoniser les politiques de réglementation des médicaments dans tous les pays et régions, et renforcer la capacité régionale et nationale à produire des médicaments de qualité. L’appui financier international dans la lutte contre le VIH/sida a été capital et est apprécié à sa juste valeur. Au moment où nous commémorons la Journée mondiale du sida, je lance un appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles participent plus activement à la lutte contre le VIH/sida. source:http://www.afro.who.int |
| Dimanche, 01 Décembre 2013 15:05 |
Aujourd’hui, 1er décembre 2013, les populations du monde entier commémorent la Journée mondiale du sida, un événement de sensibilisation au VIH/sida.