| Lettre ouverte au Président de la République: Pour la transparence du concours d'entrée aux Écoles de santé publique |
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A Nouakchott, les postulants ont été repartis dans les centres d’examen tels que l’ENI, Ecole Annexe, l'ENS entre autres, ce qui donne une idée sur le nombre importants de candidats. Ce recrutement est une réponse à votre politique de santé publique qui vise l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) relatifs à la santé. En effet, depuis votre accession à la magistrature suprême, vous avez construit plusieurs hôpitaux et centres de santé à travers tout le pays, soulageant ainsi les souffrances des populations qui se déplaçaient pour des soins. La construction de l’hôpital régional de Rosso à l’entrée de la ville en est une parfaite illustration tout comme l’érection de l’ancienne résidence du Premier Ministre en un hôpital spécifiquement dédié à la mère et à l’enfant, au grand bonheur des populations. Toutefois Monsieur le Président, vos efforts risquent d’être compromis par le manque de compétences de nos Ressources Humaines dans les centres de santé. En effet, dans nos services de soin, une partie du personnel en l’occurrence les infirmiers et autres auxiliaires, sortis fraîchement, sont souvent très mal formés. L’école de santé n’est plus ce qu’elle était, un pôle d’excellence qui permettait aux infirmiers d’Etat d’avoir les mêmes compétences que les médecins et d’être à la tête de certaines structures sanitaires dans l’intérieur du pays! Pour vous donner une idée sur le manque de transparence je vous fais cette révélation : les timbres fiscaux de 200 UM apposés obligatoirement-sous peine de rejet de dossier-sur les demandes manuscrites sont revendus une année plus tard dans les locaux de l’école de santé de Nouakchott. Les dossiers déposés sans succès qui devraient être archivés et restés confidentiels se retrouvent entre les mains d’intermédiaires en charge de commercialiser les timbres déjà utilisés par les postulants au concours. Ce qui constitue aussi un manque à gagner pour notre trésor public en ce sens que l’achat des timbres constitue une entrée financière pour notre trésor public non négligeable. Aujourd’hui, certes, des concours sont organisés mais ils ne relèvent que d’une mise en scène, d’une théâtralisation pour légitimer la magouille et la corruption. Les candidats retenus sont connus avant le passage à l’acte. Les candidats admissibles le sont le plus souvent par recommandation. D’autres plus nantis, utilisent une somme d’argent colossale (entre 150OOO à 200000) pour accéder au précieux sésame. Les candidats malheureux qui se sont déplacés parfois de très loin se cessent de cumuler des frustrations en se présentant sans succès à tous les concours nationaux. Il est clair que l’accès à la fonction publique doit se faire dans le respect des procédures et la transparence devant garantir l’égalité des chances mise en relief dans l’article 7 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le préambule ainsi que l’article de 3 de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie de laquelle s’inspire toute votre action gouvernance et tout le sens des actes que vous posez journellement. Monsieur le Président, des mesures sont plus que nécessaires pour l’organisation d’un concours national transparent, respectant l’égalité des chances des citoyens dans les Droits comme dans les Devoirs. Nous vous sollicitons vivement pour que le concours de cette année ne soit pas une réédition de celle de l’année dernière où des candidats qui n’ont même pas concouru se sont retrouvés dans l’école pour bénéficier de la formation aussi bien pour le niveau Médico-sociaux que pour le prestigieux poste d’infirmier d’Etat ou de Sage femme. Sidi Ahmed Diallo Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. cridem |
| Mercredi, 18 Décembre 2013 13:45 |
Des concours d’entrée aux écoles de santé deNouakchott, Rosso,Kiffa, Néma et Aoun ont été organisés simultanément. Ils sont des milliers à déposer pour bénéficier d’une formation devant aboutir à une intégration à la fonction publique.