| Présidentielles de 2014 : A qui le tour ? |
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Le coup d’Etat a mis fin à un règne qui commençait à s’effriter et arrivent les militaires. Salek qui voulait jouer à l’équilibriste, Louly qui n’avait pas l’envergure d’un Chef et Haidalla, le guerrier qui voulait redonner ses lettres de noblesse aux Sahraouis. Il aura néanmoins marqué le peuple par ses sorties populaires à la Sankara et l’instauration de la Charia. Puis arrive Taya qui va battre le record de longévité et commettre des atrocités (on comprend pourquoi les pays développés ont instauré la limitation des mandats). Après avoir muselé les Négromauritaniens(1987) et les Bathistes (1988), le pays connaît la période la plus sombre de son histoire lors des événements de 1989 qui vont se prolonger jusqu’en 1992 où des milliers de mauritaniens sont tués et déportés dans l’indifférence. Le sommet de Baule lui impose la démocratie et il se fait élire trois fois sans sourciller en manipulant les hommes politiques et en instaurant un régime policier où chaque citoyen surveillait ses voisins. Les mauritaniens s’étaient faits une raison et certains pensaient qu’une dynastie Taya allait se mettre en place. En 2005, Ely fut réveillé pour diriger le pays et ce n’était pas un rêve. Quand, il prit les rênes du pouvoir, il décida d’imposer sa patte en diminuant le délai de transition, en donnant des leçons sur l’intérêt du vote blanc mais surtout en redorant le blason de la Mauritanie sur la scène internationale. Sidi prit le relais en 2007 en donnant une touche plus humaniste au pouvoir. Il ne voulait pas heurter le peuple et pensait ramener les mauritaniens à des sentiments meilleurs : Ramener les réfugiés, reconnaître un parti islamiste, faire confiance à l’institution militaire. Mal lui en prit, Aziz reprit le Pouvoir et pendant une année tint tête à la communauté internationale en s’imposant comme un homme providentiel pour son peuple. Une nouvelle transition avec cette fois un civil à la tête du pays et pas n’importe qui, un Négromauritanien. En respectant la constitution, il donne un signal fort pour dire que tout le monde peut diriger le pays. Il n’est pas sûr qu’il ait accepté ce scénario si le Sénat était dirigé par un Maure. Toujours est-il que Ba Mbare joua son rôle à la perfection et respecta le calendrier des accords de Dakar. Après les élections, avec 52% au premier tour, Aziz est de retour par la grande porte. Convaincu de sa méthode et de sa popularité auprès des couches défavorisées, il fera tout ce qui lui passe par la tête : Prison pour les hommes les plus riches du pays ainsi que les Ministres gabégiste, Brouille avec ses soutiens et cousins les plus proches, Tenues vestimentaires décontractées, Prière de Kaédi, Femme à la Diplomatie ; Gouvernement stable. Il est certainement, le Président qui a réalisé le plus d’infrastructures de base à l’intérieur du pays et dans les quartiers périphérique de Nouakchott et celui qui aura redonné à l’armée sa crédibilité et au peuple une liberté d’expression qui lui a tant manqué. Sur un plan personnel, il n’a pas été tellement chanceux avec un coup de feu de son fils qui ricochera sur lui quelques mois plus tard. Finalement s’il fallait noter tout ce mode avec un grain de subjectivité, on aura Mokhtar (15), Saleck (09), Louly(08), Haidalla (12), Taya (05), Ely (13), Sidi (14), Ba Mbare (14), Aziz (15). Une courbe en dent de scie. Le dixième Président n’à qu’à bien se tenir. MOS Le Sahel Diplomatique. Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. & cridem.org |
| Lundi, 13 Janvier 2014 09:07 |
Les mauritaniens doivent apprendre à évaluer leurs dirigeants avant de retourner aux urnes pour choisir l’Homme qui sera aux commandes de leurs destinées. Bref rappel : Mokhtar a dirigé le pays pendant 18 ans ou même plus car depuis 1958, il était déjà placé comme futur président de la RIM. Il a trouvé devant lui un désert et des nomades qui fuyaient la civilisation. Il a composé avec tous ceux qui se trouvaient à côté en écartant de temps à autre les grandes gueules qui empêchaient de tourner en rond. Ses grandes réalisations auront été la diplomatie, la guerre du Sahara et l’arabisation du pays.