| Loupe du "Le Rénovateur" : Des raisons de rêver ou des motifs de s’inquiéter ? |
|
De quoi donner des raisons de rêver sur une reprise normale de la machine économique du pays. A chaque fois que des consultations s’ouvrent avec nos partenaires au développement, les experts officiels avancent superbement des chiffres pour soutenir les thèses gouvernementales désormais bien assimilées par les adeptes d’une Mauritanie en plein régime pour améliorer ses portefeuilles et réaliser un excédent faramineux. En quelques années seulement les caisses de l’Etat ont été renflouées grâce à un assainissement des finances favorisé par une lutte contre la gabegie et autres dilapidations des deniers publics. Toute cette embellie n’a pas eu des impacts visibles sur le niveau de vie des populations notamment les ménages pauvres. Les mauritaniens souffrent de plus en plus d’un manque de ressources vitales, d’un accès difficile aux soins de santé, d’une crise aigue du transport et d’une précarité en matière de logements. Ce malaise se ressent partout et il se répercute durement sur le quotidien des mauritaniens. Cette année, les écoles privées ont vu leurs effectifs chuter à cause de la baisse du pouvoir d’achat des ménages qui n’en peuvent plus . Le secteur informel a connu un recul considérable dû aux chocs exogènes et d’un rétrécissement du tissu commercial intérieur. Les pouvoirs publics ont stressé les petits vendeurs à la criée, imposé des contraintes sévères dans le secteur du transport interurbain rendant ainsi complexe la fluidité et du coup paralysant la desserte des taxis dans les différentes zones de la ville. Les tarifs du transport ont connu des hausses jamais atteintes. Cette situation ne fait que détériorer les conditions de vie des usagers confrontés plus que jamais à des goulots d’étranglements. Le malaise est devenu insurmontable malgré une augmentation rapide du parc automobile et une introduction de bus publics à des tarifs réduits . Les mauritaniens ne savent plus par où donner de la tête. Chaque jour qui passe, chaque mois apporte avec lui des lots de crises multiformes poussant des familles à réduire les dépenses sans pouvoir joindre les deux bouts. La situation est très critique contrairement à ce soutiennent les autorités. Le taux du chômage est en hausse au même moment où Tasiast et MCM procèdent à des licenciements massifs. Les quartiers périphériques font face à une recrudescence de la délinquance qui accroit la criminalité dans une ville qui étouffe sous le poids de la promiscuité et des embouteillages monstres aux heures de pointe. La jeunesse ne sait plus à quel saint se vouer tant les horizons sont sombres. Comment alors donner aux mauritaniens des raisons d’espérer autrement plutôt que d’aligner des chiffres et miroiter des promesses sans lendemain à des populations qui aspirent à des meilleures conditions de vie. Un pays qui compte moins de quatre millions d’habitants doit-il continuer à aller au fond de la déchéance sociale alors que son économie permet de subvenir aux besoins vitaux de ses habitants. Si ce n’est pas paradoxal , c’est tout simplement aberrant ! Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)
|
| Lundi, 13 Janvier 2014 11:12 |
On prétend que l’économie mauritanienne se porte bien et même merveilleusement. Avec un taux de croissance qui se hisse au-dessus de la barre des 6%, une inflation maitrisée, des réserves de change suffisantes etc...