| Soudan du Sud: les populations, premières victimes d’une guerre politique |
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Le mari de Lith Yuot Bior a été tué en 1991, lors du massacre de plus de 2 000 Dinkas par la milice nuer de Riek Machar. Il a laissé derrière lui ses deux épouses et neuf enfants. Il y a quinze jours, la coépouse de Lith a été tuée. Elle reste seule désormais : « Je leur avais pardonné. Quand les Nuer se sont battus contre les Murle, l'année dernière, certains ont été blessés et hospitalisés à Bor. J'ai même cuisiné pour eux, mais maintenant, ils ont tué nos enfants, volé nos biens, je ne sais plus quoi penser ». « Cela n'aurait jamais dû se passer comme ça. Il aurait fallu que les dirigeants attendent les élections pour savoir qui serait le nouveau chef, pense Rimku Thon Mayen, un chef de village.Mais à force d'alimenter la haine entre les communautés, c'est comme cela qu'on créé une guerre. Ils avaient peut-être peur de perdre l'élection ». A la fin décembre, 40 000 personnes s'étaient installées à Minkamen. Même s'ils ne sont pas officiellement enregistrés, leur nombre est désormais estimé à plus de 70 000. Par RFI |
| Lundi, 13 Janvier 2014 11:15 |