| Epée de Damoclès sur les islamistes : Qui veut noyer son chien l’accuse de rage ? |
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Une ascension politique fulgurante que leur suscite pas mal de diabolisation, particulièrement, avec leur fermeté volonté de se batailler durement pour remporter la présidentielle de 2014, surtout dans la perspective électorale d’un nouveau boycott des partis de l’opposition capable de booster leurs chances de succès face à un parti au pouvoir fragilisé par les frondes. La brillante et inattendue victoire réalisée par le parti d’obédience islamiste Tawassoul en décembre dernier est incontestablement due largement à la non-participation d’une grande partie de l’opposition. Elle a transformé cette formation légalisée seulement en 2007 en un acteur politique national de premier plan. Sauf qu’il est trop vite aujourd’hui de crier victoire pour cette formation, indexée à l’avantage des dernières agitations consécutives à l’acte de profanation du Saint Coran de nourrir l’insécurité, provoquant la lire du pouvoir, potentiellement capable de frapper dur dans la fourmilière islamiste pour optimiser sa mainmise sur les affaires politiques du pays. C’est le cadre de ces éventualités restrictives de l’action politique des islamistes que le ministère mauritanien de l’ Intérieur a retiré vendredi le récépissé d’autorisation et interdit toute action de l’organisation caritative, l’Association de l’avenir pour le prêche, la culture et l’enseignement, fondée par le cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew, proche du courant des Frères musulmans en Mauritanie, a-t-on appris de source sécuritaire. Les forces de sécurité avaient fermé dans la nuit du jeudi à vendredi, le siège de l’organisation à Nouakchott, ainsi que son centre de santé "Nour" (rouvert selon des sources) et une école de jeunes filles, dans un quartier périphérique, ainsi que ses représentations dans des provinces de l’intérieur du pays, affirme une source sécuritaire. Du côté officiel, aucune explication n’a été donnée à cette mesure intervenant après une marche contre la profanation du Coran violemment réprimée par les forces de l’ordre à Nouakchott et dans d’autres villes du pays. Les auteurs présumés de cette profanation n’ont toujours pas été identifiés par les services de sécurité. Toujours est-il que Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la Communication, a fait maintes fois allusion, jeudi au cours d’une conférence de presse, à des "organisations qui tentent d’exploiter les derniers événements pour déstabiliser le pays". Le cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew, président du centre de formation des Oulémas, fait figure d’un érudit de renommée internationale particulièrement sollicité dans les pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite. Il avait pris part activement au dialogue entre le gouvernement mauritanien et les détenus salafistes en 2010, dont plus de 70% avaient alors déclaré leur repentir et leur renonciation à tout recours à la violence. D’autre part, l’imam de la grande mosquée de Nouakchott, Ahmedou Ould Lemrabotta soutenu, dans son sermon du vendredi que " la stabilité et la sécurité du pays constituent des lignes rouges que les croyants doivent se garder de franchir et toute atteinte au bien d’autrui est défendue par la loi islamique". Source : L'Eveil Hebdo (Mauritanie) |
| Lundi, 10 Mars 2014 14:07 |
Avec 16 sièges remportés à l’Assemblée Nationale, les islamistes mauritaniens de Tawassoul ont pris pour la première fois en décembre dernier, la tête de l’opposition dans le pays.