| Communication relative a la feuille de route pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage |
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Les réalisations en matière de lutte contre les séquelles d’esclavage :
Dans le cadre de son approche de lutte multidimensionnelle contre les séquelles de l’esclavage, le Gouvernement a adopté des mesures d’ordre juridique, économique et social qui ont contribué à les faire reculer.
C’est ainsi que le Gouvernement, outre l’adoption de la loi incriminant l’esclavage et les pratiques esclavagistes, a mis en place une institution de haut niveau, chargée de l’éradication des séquelles de l’esclavage, de l’insertion et de la lutte contre la pauvreté. Il s’agit de l’Agence Nationale « Tadamoun ».
Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement a mis en œuvre des programmes de sensibilisation sur l’illégitimité de l’esclavage et sur la vulgarisation de la loi n° 2007-048, sous l’impulsion des leaders religieux, et avec la participation des organisations de la société civile. Aussi, le Gouvernement s’est associé à plusieurs activités menées à ce sujet par la Commission Nationale des Droits de l’Homme et les organisations de la société civile.
Au niveau judiciaire, le Gouvernement veille à la formation des magistrats et intervenants dans l’application des lois incriminant et réprimant l’esclavage d’une part, et vient d’instituer une juridiction spécialisée chargée des infractions relatives à l’esclavage d’autre part.
Le dispositif de lutte contre les séquelles de l’esclavage :
La feuille de route, élaborée de façon participative entre les Départements Publics concernés par la lutte contre les séquelles de l’esclavage et la société civile, a eu l’assentiment des partenaires techniques et financiers de la Mauritanie d’une part, et l’aval de la rapporteure spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage d’autre part.
La feuille de route comprend 29 recommandations qui ont trait au corpus juridique, aux domaines économique et social et à la sensibilisation indispensable pour éradiquer les séquelles de l’esclavage.Au niveau juridique, la feuille de route recommande la révision de la loi pour y introduire les nouvelles formes d’esclavage et des mesures sur la discrimination.
Au niveau économique, elle met l’accent sur la création d’une haute instance de lutte contre les séquelles de l’esclavage et la prise en charge des victimes, tout en veillant à ce que les auteurs soient condamnés au dédommagement.
L’interdiction aux entreprises de pratiquer le travail forcé et le travail des enfants est une priorité pour cette feuille de route qui met en exergue le partenariat avec la société civile dans le processus de lutte contre les séquelles de l’esclavage, et qui recommande également la mise en place d’un comité de suivi des programmes et activités.
L’adoption de la présente feuille de route renforcerait l’efficacité de la lutte menée par le Gouvernement contre les séquelles de l’esclavage, et permettrait une meilleure intégration des victimes. Un comité interministériel serait indiqué pour la mise en œuvre de cette feuille de route.
Source : UNHCR via Cridem |
| Lundi, 10 Mars 2014 15:13 |
En renforcement de la démocratie et la promotion de l’Etat de Droit, le Gouvernement s’est distingué par la réalisation de plusieurs avancées qui ont permis aux citoyens de jouir de l’ensemble des mécanismes protecteurs des droits de l’homme et envisage d’adopter la présente feuille de route consensuelle de lutte contre les séquelles de l’esclavage.