| Mauritanie: augmentation du capital minimum des banques |
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Dans le cas particulier de la Mauritanie, qui évolue sous le régime de Bale II, ce relèvement sâexplique tout dâabord par une volonté de réfréner lâappétit des investisseurs tant nationaux quâétrangers. Jamais les demandes dâagrément nâont été aussi fortes, note-t-on àla Banque Centrale de Mauritanie. Aux quinze banques déjàopérationnelle devront sâajouter bientôt trois nouveaux établissements. âSi un demandeur rempli les conditions techniques et financières exigées, nous nâavons pas le choix: il faut lui délivrer son agrémentâ, explique t-on auprès de la Banque centrale en réponse àceux, nombreux, qui estiment que le nombre dâacteurs est élevé dans un pays, certes de seulement 3 millions dâhabitants mais en plein boom économique. àLa délivrance de lâagrément reste fortement encadré. Ainsi, le capital minimum, àlibérer entièrement. doit être réuni dans les 6 mois après lâattribution de la licence. En dépit de ces exigences, les investisseurs restent demandeurs, attirés par un secteur qui ne connaît plus de rationnement de devises comme dans les années 2000 et jusquâau milieu des années 2000 et qui se positionne fortement dans le commerce extérieur, les transactions impliquant le secteur minier et pétrolier et, phénomène nouveau, la demande des classes moyennes en crédit immobilier et services financiers àforte valeur ajoutée. àLa forte concurrence notée entre les acteurs pousse les banques étrangères àélargir la gamme de leurs activités au delàdes grandes entreprises et des grands comptes. De même, LâaxeàNouakchott-Nouadhibou ne constitue plus le seul intérêt des intermédiaires de crédit. Ceci grâce toit dâabord àlâémergence des pôles urbains àpotentiel élevé mais aussi du fait de la réglementation qui exige au moins 3 agences dans des villes différentes. Lâautre raison qui pousse lâinstitution centrale àrelever les minimums requis reste le taux élevé des ânon performing loansâ( créances non performantes) qui dépassent 20%, constituant le passif des années 80 quand des crédits étaient accordés massivement sans garanties suffisantes. Pour refermer définitivement cet épisode, la Mauritanie a édité une loi sur le recouvrement des créances bancaires qualifiée de révolutionnaire par les observateurs car pouvant désormais traquer le débiteur de mauvaise foi jusque dans ses cercles de parenté. Lâintroduction dâun nouveau Ãtat civil, avec un fichier biométrique, devrait permettre des baisses significatives du risque crédit, note divers banquiers interrogés par Financial Afrik. La récente constitution dâune centrale de risque en partenariat avec la Banque Mondiale devrait permettre aux acteurs de recouper leurs informations pour une meilleure mesure du risque. La ligne de 50 millions de dollars mise en place par lâEtat et dâidée au refinancement des banques devrait hâter la décrispation du marché du crédit. ààLe retour de la confiance sâapprécie àla forte baisse des taux débiteurs, passés de 22% en 2004 à11% en moyenne àla fin 2013. Seulement, en dépit de ces tendances positives, le secteur bancaire mauritanien reste encore marginal du point de vue de la bancarisation (taux en deçàde 10%) et du point de vue de sa contribution au financement des PME. Disposant de ressources courtes, les établissements bancaires se positionnaient jusque-làsur des engagements àcourt, voire très court terme. En attendant que la CDD (Caisse de Dépôt et de Développement) prenne son envol, le secteur pâtit de lâabsence de transformateurs de ressources courtes en ressources longues. .àsource:financialafrik |
| Mardi, 27 Mai 2014 11:34 |
àLe capital minimum des banques passe de 6 à9 milliards de FCFA (soit de 15 à22 millions dâeuros) àpartir du deuxième semestre 2014. Cette forte exigence capitalistique vis-à-vis des établissements de crédit est àcomparer avec la zone CFA où le minimum exigé est de 7,6 millions dâeuros.ÃÂ