| Position de Touche pas à ma nationalité vis-à-vis de l’élection présidentielle du 21 juin prochain |
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En effet, lâélection présidentielle àvenir, tout commeàles élections législatives et municipales de la fin de lâannée dernière, repose sur un fichier électoral émanant de lâenrôlement raciste et discriminatoire vis-à-vis des Noirs, tant décrié depuis son lancement en 2011. Sous le prétexte de doter le pays dâun état-civil biométrique fiable, câest àune vraie épuration ethnico-raciale que se livre lâAgence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS) dont le patron nâa de comptes àrendre quâau Président de la République. Le refus dâenrôler les rapatriés mauritaniens du Sénégal, dont seuls 8000 sur un nombre total dâun peu plus de 24000 ont réussi àsâinscrire, les rejets quotidiens de milliers de citoyens pour des motifs fallacieux et lâobstruction systématique àlâenrôlement de la diaspora noire en Europe constituent aujourdâhui les exemples les plus illustratifs du caractère raciste et discriminatoire de ces opérations. La privation de lâétat-civil est aussi une réalité pour une grande masse des Haratines, en particulier ceux qui vivent encore sous le joug de lâesclavage et dont la filiation pose problèmes. Dans le même temps, les sahraouis, les touaregs et autres arabes du Mali sont enrôlés àtours de bras par simple affinité épidermique. Mais le régime ne se contente pas simplement dâexclure les Noirs, il exclut également tous les pauvres du droit de vote. Ceux parmi ces derniers qui ont la chance de se faire enrôler sur les registres de lâétat-civil en restent pourtant exclus par celui-là-même qui sâest autoproclamé Président des pauvres, par le prix dissuasif,àpour un père de famille nombreuse, dont il faut sâacquitter pour pouvoir jouir de sa carte dâidentité et en faire bénéficier lâensemble de la famille.. Touche pas àma nationalité considère quâil nây a point de démocratie sans la reconnaissance préalable de la citoyenneté pleine et entière de lâensemble des filles et fils du pays au-delàde leurs appartenances raciale, ethnique, tribale ou sociale. Il nây aura point de légitimité pour un président issu dâune élection basée sur un fichier électoral raciste et discriminatoire. Par conséquent, Touche pas àma nationalité ne se sent nullement concerné par cette mascarade en vue qui nâa dâautre objectif que dâentériner le génocide biométrique initié par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Nous en appelons àla responsabilité de tous et en premier lieu àcelle de la classe politique, au régime en place accroché àson pouvoir comme àlâopposition qui nâa dâautre objectif que de lâen déloger, et nous rappelons quâau-delàdes querelles pour le contrôle du pouvoir il y a lâintérêt suprême de la Mauritanie qui est en jeu, celui de sa survie. Nous interpellons lâopposition boycottiste pour une réelle prise en charge des problèmes nationaux et pour la destruction du système raciste et esclavagiste qui régit la vie de notre pays depuis lâindépendance et quâelle ne remet pas fondamentalement en cause. Il ne suffit pas de crier au boycott, il faut agir pour que ce système soit àjamais banni. Autrement, il nây aura point de salut pour ce pays qui nous est cher. Fait àNouakchott le 01 juin 2014 Pour le Bureau Exécutif, Le Président, Alassane DIA |
| Dimanche, 01 Juin 2014 13:46 |
Comme àson habitude, le régime autiste de Mohamed Ould Abdel Aziz a fixé unilatéralement la date de lâélection présidentielle au 21 juin 2014. Au-delàdu fait quâelle exacerbe la crise politique dans laquelle est plongé le pays depuis quelques années, cette décision vient confirmer le peu de cas que le régime fait de la composante noire de ce pays.