| Les proches des femmes détenues pour esclavagisme protestent |
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Fatimetou Mint Sidi, la fille de l’une des détenues a confié à ESSIRAGE que les femmes présumées esclavagistes ont été transférées à la prison sans avoir été jugées et que par ailleurs, ceux qui sont en sit-in sont contre le racisme et contre la détention arbitraire. « Nous ne voulons pas plus que l’application stricte de la loi à l’endroit de nos proches et l’équité à leur égard. » A-t-elle dit. Mercredi une délégation des protestataires a été reçue par le ministre de la justice qui leur a promis une visite aux détenues pour s’enquérir des conditions de détention décrites par leur proches comme précaires. Les manifestants ont soutenu jeudi qu’ils n’arrêteront pas leur action avant d’avoir obtenu la libération de leurs proches. Selon eux le pouvoir est en train de céder au racisme et à l’injustice. Il y a quelques semaines, Biram Ould Abeid, de l’IRA, Boubacar Ould Messaoud, Mariem Mint Nenni de SOS-esclaves et Aminetou Mint El Moktar de l’AFCF obtenaient après plusieurs jours de grève de la faim au commissariat des mineurs, le traitement d’un présumé cas d’esclavage sur des fillettes sur la base d la loi antiesclavagiste. Plusieurs femmes ayant fait l’objet de plainte de la part de ces militants des droits de l’homme ont fini par s retrouver en prison.
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| Jeudi, 07 Avril 2011 15:54 |
Des sit-in à Nouakchott réclamant la libération des femmes emprisonnées sous le chef d’accusation d’esclavagisme ont été observés jeudi dans la capitale. Depuis mercredi, les familles de ces femmes observent une grève devant le ministère de la justice en protestation contre l’emprisonnement des leurs. Emprisonnement qui selon elles « est sans justification aucune ». Les proches de ces femmes estiment que la justice n’a pas été transparente dans le traitement de l’affaire qui a été portée devant elle par des militants anti-esclavagistes plusieurs semaines plus tôt.