| Rencontre Aziz/CPM Adil n’aura pas à boycotter, Aziz est allé visiter les malades et les pauvres |
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![]() Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reporté sine-die la réunion qu’il devait tenir dimanche avec la Coalition des partis de la majorité présidentielle. Le président a rendu le même jour une visite inopinée à l’hôpital de l’Amitié d’Arafat. Il devait visiter dans la même lancée la zone de Tarhil (déménagement).Un changement de programme qui relègue au second plan une rencontre avec ses soutiens.
Samedi, des sources médiatiques avaient rapporté que cette rencontre entre la Coalition des partis de la Majorité (CPM) et le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, programmée allait être boycottée par le parti Adil dirigé par Yahya Ould Waghf, ancien Premier ministre du président renversé Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi. Selon ces sources la formation Adil qui avait d’abord appartenu à Coalition de l’Opposition Démocratique pourrait bien décliner l’invitation de la CPM sous prétexte de ne pas encore être membre officiellement ce rassemblement. Pourtant le parti Adil se veut un parti de la majorité présidentielle depuis plusieurs mois après que son président fut reçu au moins deux fois par le chef de l’Etat. Il y avait d’abord eu une entente politique entre politique entre la formation de l’ancien Président de la République et l’actuel parti au pouvoir auquel appartient Mohamed Ould Abdel Aziz. Depuis, le bureau d’ADIL a cherché vainement une rencontre avec le Président de la République. Par ailleurs, Adil n’a jusque là pas participé à une rencontre entre la CPM et le Président de la République.
On se rappelle qu’au lendemain du coup d’Etat qui avait porté Ould Abdel Aziz au pouvoir, Yahya Ould Ahmed Waghf avait eu des déboires avec ce nouvel homme fort de la Mauritanie au point d’avoir connu la prison. Son sort avait fait partie des préoccupations du FNDD puis de la COD mis en place par une opposition qui en tendait résister farouchement à l’avènement d’une présidence de celui qui était à l’époque décrit comme un « général putschiste ». Ould Waghf finira par quitter la COD pour se retrouver dans le camp de l’ancien ennemi. Celui-là même qui aurait soutenu que s’il voulait sortir de prison, l’ancien PM d’Ould Cheikh Abdallahi devait d’abord manger « le riz avarié » dont il se serait rendu coupable de la mise à disposition pour les populations. Toujours est-il que le déménagement d’Adil vers la sphère non exécutive du pouvoir ne s’est pas avéré brillant. A la veille de ce déménagement, Adil s’était absenté à une réunion des partis de l’Institution de l’Opposition. Cette réunion avait eu lieu le 31 octobre 2010. Le lendemain, la COD tient une conférence de presse au siège de l’UNAD. Aux côtés d’Ahmed Ould Daddah, Président du RFD, Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP, Boidiel Ould Houmeid, président du parti El Wiam et Abdel Qouddouss Ould Abeidna président de l’UNAD, Yahya Ould Waghf, président d’Adil. Il était question du bilan de l’action de l’opposition qui, pour Ould Maouloud, était positif. A l’époque impossible d’amener Ould Waghf, déjà en pourparlers avec le camp du pouvoir, à répondre à la question de savoir pourquoi alors son parti avait choisi de s’absenter à la réunion de l’institution de l’opposition de la veille. A sa place c’est Mohamed Ould Maouloud, président sortant de la COD qui avait répondu : « Je vous assure que la réunion de l’institution de l’opposition a coïncidé avec une réunion extrêmement importante du parti Adil à laquelle son président ne pouvait pas ne pas être présent. Il m’a demandé de le représenter personnellement… » (Voir La Tribune N° 524 du 08 novembre 2010.) Représenté ou pas, toujours est-il que l’ancien Premier ministre, que le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdellahia avait maintenu contre vents et marées malgré la fronde qui allait aboutir à sa chute, ne tarda pas à faire intégrer son parti dans les rangs de la majorité présidentielle. A l’époque il avait été question d’un document comportant les exigences d’ADIL pour aller à la majorité présidentielle. Vint ensuite la fameuse entente politique. Laquelle n’a visiblement pas changé grand-chose. Pas de véritable rôle n’a été prêté à ce parti dans une quelconque évolution dans les relations entre le pouvoir et son opposition. Pas d’influence notoire qui puisse être celle de parti dans l’exigence de dialogue qui est à l’ordre du jour…Tout juste a-t-il été possible ‘d’oublier’ la taxation de ‘gabégiste’ qu’aimait coller Ould Abdel Aziz à ses opposants non encore ‘domptés’…
En ne faisant pas partie de la CPM, Adil, même s’il répondait présent à une quelconque invitation risquait de faire le figurant ; et certainement une espèce de faire valoir comme la plupart des autres partis…A l’exception peut-être de deux ou trois. L’UPR d’abord, ce parti du Président de la République dont on dit qu’il est en perte de vitesse aurait peut-être trouvé l’occasion de comprendre les raisons du débarquement de sa présidente du navire gouvernemental. Naha Mint Mouknass avait été remerciée alors même que la Mauritanie devait jouer le rôle de médiateur dans la crise libyenne. Les supputations étaient allées bon train jusqu’à ce que le semaine dernière, il ait été fait état d’un empêchement de l’ancienne ministre des affaires étrangères à voyager hors du pays. Un couac qui visiblement a fini par rentrer dans l’ordre car la fille de feu Hamdi Ould Moknass a pu se rendre en Arabie Saoudite où elle était censée faire une communication sur l’Islamophobie. La MPR ensuite. Le parti de Hamidou Baba Kane a présenté il y a quelques semaines un document comportant les condition et termes d’adoption d’un code électoral consensuel. Et dans le contexte d’un report des élections sénatoriales partielles doublée de l’approche de la fin des mandats des élus de l’ère démocratique inaugurée par les consultations nées de la transition de 2005-2007, il y avait fort à parier que l’ancien compagnon d’Ahmed Ould Daddah défende, si Ould Abdel Aziz lui en donnait l’occasion, sa proposition pour un nouveau code électoral. Puis, l’AJD/MR de Sarr Ibrahima. La présence de ce parti dans les rangs de la majorité est souvent interprétée comme un positionnement en vue d’une alliance dont le résultat pourrait bien être le gain de quelques sièges aux législatives et municipales escomptées à défaut de correspondre à une participation directe au gouvernement. Enfin, l’UPR. Le parti auquel appertisent le président mauritanien a été malmené, entre autres raisons d’un tournis politique, ces derniers temps par la tournure qu’ont connue les enjeux d’une sénatoriale partielle. Des alliances traditionnelles ont pris le dessus sur l’intérêt du parti dans certaines localités à la veille de ces municipales qui viennent d’être reportées. Sans compter, les impressions d’une inefficacité que d’aucuns pensent percevoir dans ce parti. Ould Abdel Aziz aurait-il la possibilité de crever l’abcès des suspicions que l’on prête aux structures de ce parti allant jusqu’à évoquer la possibilité ou non d’une alternative du non de VOILA, comme avaient eu à l’écrire certains media ? Autant de sujets qui n’aureint pas manqué à une rencontre entre le chef de l’Etat et ses soutiens et qui auraient permis une mise à jour des rapports et des décisions en perspectives d’éventuels changements dans la sphère politique….Ould Abel Aziz a préféré s’occuper de malades et des populations de Tarhil. La CPM peut attendre. Visiblement. KD La Tribune N°546 du 18 avril 2011
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| Lundi, 18 Avril 2011 09:38 |

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reporté sine-die la réunion qu’il devait tenir dimanche avec la Coalition des partis de la majorité présidentielle. Le président a rendu le même jour une visite inopinée à l’hôpital de l’Amitié d’Arafat. Il devait visiter dans la même lancée la zone de Tarhil (déménagement).Un changement de programme qui relègue au second plan une rencontre avec ses soutiens.
Samedi, des sources médiatiques avaient rapporté que cette rencontre entre la Coalition des partis de la Majorité (CPM) et le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, programmée allait être boycottée par le parti Adil dirigé par Yahya Ould Waghf, ancien Premier ministre du président renversé Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi. Selon ces sources la formation Adil qui avait d’abord appartenu à Coalition de l’Opposition Démocratique pourrait bien décliner l’invitation de la CPM sous prétexte de ne pas encore être membre officiellement ce rassemblement. Pourtant le parti Adil se veut un parti de la majorité présidentielle depuis plusieurs mois après que son président fut reçu au moins deux fois par le chef de l’Etat. Il y avait d’abord eu une entente politique entre politique entre la formation de l’ancien Président de la République et l’actuel parti au pouvoir auquel appartient Mohamed Ould Abdel Aziz. Depuis, le bureau d’ADIL a cherché vainement une rencontre avec le Président de la République. Par ailleurs, Adil n’a jusque là pas participé à une rencontre entre la CPM et le Président de la République.