| Ahmed Ould Daddah propos de l'esclavage : « Les forces politiques significatives de l’opposition n’y ont pas joué un rôle ». |
|
Je crois que tous les mauritaniens honnêtes et sincères qui constituent l’écrasante majorité ne peuvent se taire face à ces événements. Si on commet l’erreur impardonnable du silence, ça pourrait prendre des dimensions incontrôlables et, on se mordrait les doigts pour n’avoir pas agi et agi à temps pour dire stop à ce qui touche à l’unité nationale, à la cohésion de notre peuple qui est sacrée. Nous ne pensons pas que ce fut quelque chose d’innocent. Nous avons au contraire le sentiment que les étudiants à eux seuls, n’avaient pas de problèmes majeurs. Nous avons le fort sentiment très désagréable que des forces ont été derrière ce dérapage, des forces ont alimenté ce dérapage et ont voulu dresser des mauritaniens contre des mauritaniens. C’est inacceptable et ne pouvons l’accepter. Nous avons supporté la marginalisation…. Mais quelque soit le prix a payer nous ne supporterons pas que l’on casse ce pays Sur ce point, je voudrais être très clair. Personne n’a le droit, et surtout les cercles du pouvoir, de faire des actions attentatoires à l’unité de la Mauritanie. Je m’adresse au pouvoir dont la responsabilité est d’assurer la cohésion entre citoyens, d’assurer l’ordre par la justice et une politique de responsabilité. Avez-vous des éléments précis des informations précises qui forgent votre conviction selon laquelle des éléments extérieurs à l’université ont manipulé les étudiants ? Vous savez très bien que je n’étais pas présent, vous savez très bien aussi que les forces politiques significatives de l’opposition n’ont pas joué un rôle dans cette affaire. Mais, selon les informations que nous avons, il y a eu, a un moment donné, une conjonction d’un certain nombre d’éléments qui ont transformé le combat syndical initial en confrontations. Ce genre de choses n’arrive pas spontanément. Malheureusement dès que l’on parle de racisme, il y a des passions. Mais la vérité, c’est que le problème initial était un problème syndical sans aucune altération.
Khalilou Diagana Pour Cridem
|
| Vendredi, 22 Avril 2011 00:48 |
(cridem)Des événements se sont produits hier et aujourd’hui à l’université de Nouakchott. Tant que c’était des événements entre des jeunes qui se battaient sur des positions syndicales, on ne pouvait s’en mêler. Mais des lors que ça a pris soudain et de façon, sans aucun doute, pas innocente, une tournure portant sur les composantes nationales de la Mauritanie, voire une tournure raciale, nous ne pouvons plus nous taire.