| Les étudiants négro-africains libérés après un sit-in de leurs camarades |
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Depuis leur arrestation des réactions se sont multipliées dans les milieux estudiantins et du côté de la société civile et politique pour condamner ce qui avait pris la forme d’arrestation au faciès alors que les affrontements avaient opposés plusieurs protagonistes syndicalistes étudiants. Dans un communiqué conjoint publié au lendemain de l’arrestation de ces étudiants négro-africains parmi lesquels un lycéen, le SNEM et l’UNEM avaient rejeté toute exploitation de leur problème à des fins politiques et idéologiques. « Nous, Syndicat National des Etudiants Mauritaniens (SNEM) et l’Union Nationale des Etudiants Mauritaniens (UNEM) rejetons, avec la dernière énergie, toute responsabilité dans la dramatique tournure prise par les évènements ». Avaient déclaré les deux syndicats qui ont noté que « l’attitude de la police inspire les méthodes de l’ancien régime et constitue une provocation de plus. » et que « C’est pourquoi nous exigeons leur libération immédiate, l’ouverture d’une enquête et l’annulation des élections sur la base de fraude massive. » Dans un précédent communiqué le syndicat national des étudiants de Mauritanie (SNEM) avait écrit : « Nous regrettons la trajectoire « raciale », « ethnique », et « extrémiste » que certains hommes politiques, journalistes ou idéologistes donnent aux événements et jugeons qu’ils doivent rester dans le contexte d’incident électoral universitaire. « Nous regrettons la trajectoire « raciale », « ethnique », et « extrémiste » que certains hommes politiques, journalistes ou idéologistes donnent aux événements et jugeons qu’ils doivent rester dans le contexte d’incident électoral universitaire. » Les autorités avaient décidé de leur côté de suspendre les cours à l’Université compte tenu de la tension qui y a prévalu.
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| Lundi, 25 Avril 2011 10:09 |
Les étudiants emprisonnés ont été relâchés lundi matin après que leurs camarades ont passé une nuit entière de sit-in devant le commissariat du Ksar II. Les six étudiants négro africains affiliés au Syndicat National des Etudiants de Mauritanie avaient été arrêtés suite à des affrontements entre étudiants consécutivement à des élections de représentants jugées frauduleuses.