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| Actualité : Quatre questions à Mohamed Ould El Kory |
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Mohamed Ould El Kory :Dès son arrivée au pouvoir, le président de la République a compris la nécessité de l'urgence de la mise à niveau du PAN-PA aux standards internationaux afin de pérenniser le branchement de la Mauritanie sur les flux transocéaniques. Dans cette optique, des grands travaux ont commencé et devraient finir en avril 2013 afin de faire du PAN-PA un port performant avec des infrastructures de rang international qui puissent booster le trafic. Mais une autre urgence s’impose aujourd’hui, c’est de procéder à une baisse substantielle des tarifs des ports autonomes de Nouakchott et Nouadhibou pour qu’ils puissent être concurrentiels. Le port autonome de Dakar qui a été pris en concession BOT par Dubaï World Port s’impose aujourd’hui comme étant le meilleur de l’Ouest africain. Nos voisins du Nord ont inauguré depuis le mégaprojet du port Tanger-Med dont la gestion est similaire à celle adoptée dans les ports européens les plus performants. Nos deux ports nationaux brillent par l'obsolence de leurs infrastructures. Et là, il y a urgence à travailler. Il y va de notre survie. Car en plus de Casablanca, Tanger et Dakar occupent chacun une situation géographique centrale sur les principales routes maritimes. Et, l'évolution des transports transocéaniques va encore aggraver la situation: la mise en service de porte-conteneurs géants (méga carriers) concentrera les livraisons et les enlèvements vers un nombre de plus en plus réduits de port d'éclatement ou de transbordement (hubs) dont il ne subsistera sans doute à terme qu'un nombre limité. Mauritanie 24 : Le Président de la République sera ce jeudi 5 mai 2011 à Sebkha pour le lancement du recensement de la population. Le choix de Sebkha a-t-il un sens ? Mohamed Ould El Kory :En choisissant la moughataa de Sebkha pour le lancement officiel des activités de l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés, le président de la République montre toute l’importance qu’il accorde à la modernisation de notre état-civil .Pour une question sensible comme celle là, le président de la République a choisi de se faire recenser dans une moughataa riche de sa diversité ethnique et sociale. Tout un symbole ! Mauritanie 24 : Dans le débat organisé hier soir par le ministère de la communication, vous avez parlé de recul par rapport au rendement de la télévision de Mauritanie… Mohamed Ould El Kory :Oui, il y a un net recul. Même si le ministre de la communication s’efforce à mettre de l’ordre et de la méthode dans ce ministère qui est censé être le phare de l’action gouvernementale, force est de reconnaître qu’ avant la suppression du monopole de l’État en matière de radiodiffusion et de télévision ouvrant ainsi la voie à la libre entreprise de communication audiovisuelle, les trois organes publics de communication (Télévision de Mauritanie, Agence Mauritanienne d’Information, Radio Mauritanie) ne répondent pas aux attentes des citoyens et à leurs besoins dans les domaines de l’information. J’ai pris le cas de la Télévision de Mauritanie. J’ai dit pour le cas d’hier, que la première info du journal de 20 heures devrait, à titre d’exemple, concerner le problème d’alimentation en eau de plus de 35.000 foyers à Nouakchott. Ces milliers de foyers des quartiers Tarhil de la capitale du pays sont alimentés en eau à partir des camions-citernes de la Société Nationale de l’Eau et du Génie Militaire. Avant la grande saison chaude qui s’annonce, qu’est ce qui est fait pour régler ce problème. C’est ce genre d’interpellation citoyenne qui doit constituer l’essentiel de l’ossature de l’information publique. Le président de la République lui-même s’est rendu, le 30 Mars 2010, au siège de la Télévision de Mauritanie (TVM). Dans la salle de rédaction de la TVM et en présence de plusieurs journalistes et techniciens, le Chef de l’Etat a clairement expliqué au staff de la TVM ce qu’il attend de la télévision. C’est précisément qu’elle fasse l’écho des préoccupations des citoyens mauritaniens pas les ministres qu’il voit chaque semaine. Un an après cette visite présidentielle, çà n’a pas bougé à la TVM. Cet organe public ne fait pas de l’info, les programmes sont des rediffusions qui n’en finissent pas de finir avec des paysages mal filmés, les images ne valent rien, la qualité du son est mauvaise. Avec un personnel pléthorique de 487 personnes et autant de pigistes dont au maximum 34 travaillent, la TVM n’a pas de production originale. Même ambiance à Radio Mauritanie et à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI) dont les personnels sont tout aussi pléthoriques à l’image de la TVM. Ces trois organes doivent assurer, dans l’intérêt général, des missions de service public tendant à satisfaire les besoins de culture, d’éducation, d’information et de divertissement du public. Avec la libéralisation de la communication audiovisuelle, ces organes doivent s’adapter au nouveau contexte. Mauritanie 24 : Ahmed Ould Daddah, Mohamed Ould Maouloud, Ahmed Ould Sidi Baba et plusieurs dirigeants de la Coordination de l’Opposition Démocratique veulent une « intifada » populaire en Mauritanie à l’image des révolutions tunisienne et égyptienne. Au niveau de la majorité, vous pensez que cela reste possible ? Mohamed Ould El Kory :Au niveau de la majorité, nous n’avons jamais prétendu que la Mauritanie est à l’abri des coups de tonnerre de l’histoire, mais notre révolution populaire, on l’a faite en juillet 2009 en élisant à la magistrature suprême le Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a unit les Mauritaniens et qui a remis l’histoire de notre pays en mouvement contre tous les immobilismes. Mais depuis la déroute de tous ses candidats à l'élection présidentielle de juillet 2009, (le président de l’assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheïr, l’opposant historique Ahmed Ould Daddah, l’islamiste Jemil Mansour, l’ancien Chef d’Etat le colonel Ely Ould Mohamed Vall...), l’opposition a pris la fâcheuse habitude de donner de l'insulte, là où elle manque d'arguments. Evidemment, ces opposants savent que la Mauritanie n’est pas une copie conforme de la Tunisie ou de l’Egypte. Il n’y a aucun prisonnier politique aujourd’hui en Mauritanie. Le Président Aziz a installé un véritable Etat de droit, moderne, solidaire, porteur de progrès et d’équité. C’est le Président Aziz qui a donné du sang neuf à notre Fonction Publique en enrôlant en 2010, en toute transparence, 4000 jeunes fonctionnaires dans la Fonction Publique. Nous voulons évidemment aujourd’hui plus d’efforts pour régler le problème des milliers des jeunes diplômés chômeurs. Mais nous sommes confiants dans le présent et l’avenir. Rien que ces deux dernières années, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a équipé plus d’hôpitaux, construit plus de forages, plus de routes en milieu urbain, plus de salles de classe, plus de stades que les régimes de Mokhtar Ould Daddah, Ould Saleck, Ould Haïdalla, Maaouiya Ould Taya, Ely Ould Mohamed Vall et Sidi Ould Cheikh Abdallahi réunis. Le Président Aziz a engagé une vaste campagne contre la gabegie et ses auteurs en vue de respecter les deniers publics et l'optimisation des ressources naturelles du pays. Il a réduit de 60% pour la deuxième année consécutive, en 2011, le budget de la Présidence de la République. C’est bien ce dirigeant, imbu d’une légitimité populaire, qui a pris la décision historique et courageuse de résoudre des questions humanitaires nées de deux décennies d’injustice. Le retour organisé de plus de 21.000 déportés négro-mauritaniens et le règlement du passif humanitaire. Cela ne s’oublie pas. Par sa présence à la Grande Prière de Kaédi, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a convié l’ensemble des Mauritaniens à sceller la réconciliation nationale et à transcender, dans un élan de foi religieuse et de solidarité patriotique, les vicissitudes, les rancœurs, la tristesse, les ressentiments et les douleurs nés de deux décades d’injustice. Par son règlement définitif du passif humanitaire et sa concrétisation d’une stratégie nationale afin de renforcer tous les facteurs de cohésion sociale entre les communautés de rapatriés et d’accueil, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz offre aujourd’hui l’occasion pour la Mauritanie de s’ériger en exemple, d’être fière de sa diversité et d’accroître son rayonnement sur le plan international. Concernant les populations pauvres des quartiers précaires, le Président Aziz a été toujours le porteur de leurs espérances. Des dizaines de milliers de terrains ont été distribués à des laissés pour comptes des quartiers populaires de Nouakchott et de Nouadhibou qui croupissaient dans des situations inhumaines nées des injustices et des souffrances de plusieurs décades. Le Président s’est lui-même déplacé dans le Triangle de la pauvreté en Aftout où les villages haratines étaient délaissés par toute la communauté nationale. Il a eu à inaugurer plusieurs programmes sociaux de base. Plusieurs routes sont en train d’être réalisées, sur fonds propres de l’Etat mauritanien, dans cette zone de l'Aftout oriental. Sans lobbying des chefs de tribus ou des groupes de pression régionaux, ce projet du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, d’un coût de 84 millions de dollars américains, désenclavera tous les villages haratines de Vrei Imijij, Tourey 1, Tourey 2, Barkéoel, Esswata, El Vet’h, Benar, Tadioukel, Male, El Jedida, Bofal, Boulehrath 1, Boulehrath 2, Koumben, R'dheydii, Bathet Tmedek, El Mebrouk. Certes, il reste beaucoup à faire. Certes, les inégalités, les injustices, la pauvreté continuent à fragiliser notre société. Mais nous avons en nous-mêmes, dans cette Mauritanie nouvelle, tous les atouts du sursaut. Propos recueillis par Kane Amadou Mamadou Source : Mauritanie 24 |
| Jeudi, 05 Mai 2011 23:37 |
Mauritanie 24 : L’actualité aujourd’hui, c’est cette visite du Président de la République au Port Autonome de Nouakchott dit Port de l’Amitié (PAN-PA) ?!